COURROUX
Médecin généraliste, Virginie Jecker, mariée et maman de deux jeunes enfants, a grandi à Courroux et vit aujourd’hui à Vicques. Partie à 18 ans pour ses études à Lausanne, puis formée durant plusieurs années en Suisse romande, elle est revenue s’installer dans le Jura autour de la trentaine.
Quel est votre restaurant préféré dans la Vallée de Delémont?
Virginie Jecker: Le Komachi à Delémont. D’abord parce qu’on y mange très bien, mais aussi pour l’accueil, que je trouve incroyable. C’est un restaurant intimiste, chaleureux, où l’on se sent bien.
L’endroit où vous aimez aller quand vous avez besoin de souffler après une journée chargée?
Dans la nature. Plutôt entre Courroux et Vicques, selon le temps que j’ai à disposition. C’est là que je peux vraiment respirer.
Quel paysage de la Vallée ne vous lasse jamais?
La vue sur le fond du Val Terbi, quand on la regarde depuis différents endroits, a quelque chose de très apaisant. C’est un paysage que je ne me lasse pas de revoir.


Votre balade favorite à faire en famille avec vos enfants?
Les balades autour des petites fermes près de chez nous. Les enfants adorent voir les animaux: les vaches, les poules, les chevaux… C’est leur balade favorite, donc c’est aussi un peu devenu la mienne.
Un lieu de la région qui vous apaise instantanément?
Ce n’est pas vraiment un lieu. Ce sont surtout mon mari et mes enfants. Être avec eux, c’est ce qui me calme le plus.
Le meilleur souvenir que vous gardez de votre enfance dans la Vallée?
La liberté de jouer dehors. On pouvait sortir en toute sécurité, passer des heures dehors, explorer, jouer avec les enfants du quartier. J’ai grandi à Courroux, dans le quartier du Cornat, et j’en garde un souvenir très heureux.
J’ai aussi des souvenirs mémorables liés au groupe Harlem, dont j’ai fait partie de 7 à 18 ans. Mon oncle en est le directeur depuis maintenant 45 ans. Les week-ends de concerts, les camps, les activités: tout cela a beaucoup marqué mon enfance. Aujourd’hui, mes nièces en font partie à leur tour, et je retourne les voir en concert chaque année avec beaucoup de plaisir.
Quelle saison met le mieux en valeur le Jura selon vous?
Toutes les saisons sont jolies mais le printemps reste ma préférée. Quand les arbres sont en fleurs, le Jura est magnifique.
Un commerce local que vous ne remplaceriez par aucun autre?
J’aime beaucoup les petits magasins de Courroux, notamment la boucherie et la boulangerie. Ce sont des commerces de proximité qui comptent vraiment dans la vie d’un village.
Quel marché ou fête régionale aimez-vous retrouver chaque année?
La Fête de Courroux. Le dimanche pour les enfants, le lundi pour les parents! J’aime aussi beaucoup le Marché des terroirs, qui a lieu tous les deux ans.
Si vous deviez faire découvrir la Vallée de Delémont à un ami étranger en une journée, où l’emmèneriez-vous?
Il y a beaucoup de jolis lieux. Je l’emmènerais faire une balade sur la crête entre Vicques et Montsevelier. La Valdorée est également un moyen de découvrir la nature de la région. Une belle manière de découvrir la région, à mon sens, est de se balader, en profitant du paysage.

Quelle odeur vous rappelle immédiatement le Jura?
L’odeur du foin coupé en été. C’est une odeur qui me ramène immédiatement ici, dans le Jura.
Quel est votre endroit préféré pour boire un café ou partager un moment entre amis?
Plutôt dehors, dans la nature. En forêt, à l’extérieur, dans un endroit simple où l’on peut prendre le temps.
Le plus bel endroit pour une sortie en famille le dimanche?
Nous sommes récemment allés à vélo à l’étang de la Réselle, à Soyhières, avec les enfants. C’est un très bel endroit pour une sortie en famille.
Quel est le plus grand atout de la Vallée de Delémont pour élever des enfants?
La nature, partout autour de nous. Le calme aussi. Et puis la gentillesse des gens. C’est peut-être plus jurassien que propre à la Vallée, mais je trouve le caractère des gens très convivial. Il y a ici une qualité de vie précieuse pour une famille.
Un lieu qui vous rend nostalgique?
L’ancienne école de Courroux. Elle a été rénovée en préservant son caractère, et quand je la vois, cela me rappelle mon enfance. Elle a su rester fidèle à ce qu’elle était, et je trouve cela très beau.
Quel son représente le mieux la région à vos yeux?
L’accent jurassien bien évidemment!
Si la Vallée de Delémont était une personne, comment la décririez-vous?
Je la décrirais comme calme et rassurante mais qui sait rester surprenante.
Quelle qualité votre métier de médecin a-t-il renforcé chez vous?
L’écoute, et la compréhension. En médecine générale, chaque patient arrive avec une situation différente. Il est important d’être à l’écoute, et d’être soutenant dans des situations de vie qui peuvent être parfois tristes ou difficiles. Les histoires de vie et la force des patients nous apprennent beaucoup.


Et laquelle vos enfants vous ont-ils obligée à développer?
La patience. Et l’imagination! Avec des enfants, il faut sans cesse trouver de nouvelles choses à faire, inventer de nouveaux jeux, de nouvelles histoires, de nouvelles activités. Ils nous obligent à sans cesse nous renouveler.
Quel est le meilleur conseil qu’un patient vous ait donné sans le savoir?
Ce n’est pas forcément un conseil précis. Mais à travers leurs histoires de vie, les patients m’apprennent toujours quelque chose. Cela fait grandir, énormément.
Qu’est-ce qui vous fait le plus rire chez vos enfants aujourd’hui?
Le plus petit commence à faire des blagues, et c’est vraiment drôle. Et ma fille place parfois des mots dans des phrases qui ne sont pas du tout les bons mots. Ce sont des moments très amusants.
Quel petit rituel familial vous rend particulièrement heureuse?
Le rituel du soir. On fait un petit jeu en famille, parfois encore une histoire selon l’heure, puis vient le moment du coucher. Je leur chante une petite chanson, une berceuse. Ce sont des moments simples, mais très précieux.
Une habitude que vous aimeriez transmettre à vos enfants avant tout le reste?
Profiter d’être dehors au maximum, leur apprendre le goût de la lecture et leur transmettre l’importance de la famille.
Quelle question aimeriez-vous que vos enfants vous posent dans 20 ans?
J’aimerais qu’ils me demandent pourquoi je suis revenue dans le Jura. Je leur répondrais que le but premier était de me rapprocher de ma famille, mais aussi pour les valeurs jurassiennes, pour cet état d’esprit, et pour cette qualité de vie incroyable que l’on trouve dans ce canton.
Si vous rencontriez aujourd’hui la Virginie de 20 ans, qu’aimeriez-vous lui dire?
Que je vais m’installer dans le Jura! À 18 ou 20 ans, ce n’était vraiment pas mon projet de vie. J’étais très contente de partir pour mes études, de découvrir autre chose. Et puis, par la suite, j’étais tout aussi heureuse de revenir. C’est peut-être cela, aussi, le Jura: un endroit que l’on quitte parfois pour mieux mesurer ensuite la chance d’y vivre.
Propos recueillis
par Luc Schindelholz