COURCHAPOIX
Pauline Christ Hostettler, journaliste de 44 ans, est devenue Référente prévention et communication à la Police cantonale jurassienne le 1er juin dernier. Rencontre avec cette sportive habitante de Courchapoix.
Quel est le premier souvenir que vous gardez de la vallée de Delémont?
Sans hésitation, l’amitié. Ces amis d’enfance que j’ai la chance d’avoir toujours à mes côtés. Les liens qui unissent les personnes de ce si joli coin de pays.
Enfant, quel lieu vous semblait magique ou mystérieux?
La grotte aux Hairodes qu’on appelle aussi la grotte des petits nains dans la forêt entre Corban et Montsevelier. C’est un lieu rempli de légendes et un peu mystérieux même, selon les saisons et l’atmosphère qu’il dégage. C’est un endroit que j’ai toujours aimé. J’y ai passé beaucoup de temps quand j’étais enfant et j’y vais régulièrement aujourd’hui seule ou avec mes enfants.
Y a-t-il une balade que vous aimez refaire encore aujourd’hui pour vous ressourcer?
Les balades de mon enfance que je faisais parfois en traînant les pieds, je les fais maintenant avec plaisir et en courant! J’aime beaucoup traverser les gorges de Vermes par le petit sentier qui passe près d’un fortin (où se sont connus mes grands-parents), rejoindre Vermes puis monter le magnifique sentier botanique jusqu’au Plainfayen et descendre par la petite chapelle en-dessus de Mervelier pour rejoindre la vallée. C’est varié et très joli.

Si vous deviez résumer la vallée en trois mots, lesquels choisiriez-vous?
Nature, dynamisme, sport
Quel village raconte le mieux votre histoire personnelle?
Je suis née à Courchapoix puis j’ai déménagé dans la maison familiale à Corban. Je reste aujourd’hui très attachée à ce village qui a une âme particulière. Grâce à ses sociétés très actives (j’ai eu la chance de faire partie des Papillons), on se sent toujours un peu de Corban, même si on n’y habite plus…
Quelle odeur ou quel son vous replonge instantanément dans un souvenir d’ici?
L’odeur des pommes et des pruneaux qui finissent de mûrir au soleil en fin d’été. Mes grands-parents avaient un grand jardin et un verger avec des arbres fruitiers à Courrendlin. Je me rappelle y avoir passé des jolis moments.
Quelle fête ou événement local vous tient particulièrement à cœur?
Facile et sans hésiter: carnaval. C’est LE rendez-vous festif de l’année. Aucune excuse n’est valable pour louper ça.
Quel plat vous évoque la convivialité?
Ce n’est pas jurassien mais j’ai un faible pour une bonne raclette. Si on l’accompagne de pommes de terre locales, de petits légumes au vinaigre faits dans le coin… ça passe comme réponse? Avec la famille et les amis. Mon frère s’est établi en Valais depuis quelques années, c’est certainement aussi pour ça que cette spécialité valaisanne a une petite saveur jurassienne pour moi…
Y a-t-il un artisan, un commerce ou une tradition locale que vous aimeriez mettre en lumière?
Ah oui, deux coups de cœur: la Brasserie la Filature à Courchapoix et les Cafés du monde, également dans le village… avec de la bière et du café, on va déjà un sacré bout dans la vie, non?
Quelle est votre saison préférée ici et pourquoi?
L’automne. J’aime les couleurs, les odeurs, les brumes matinales quand je vais courir tôt… J’aime aussi cette saison qui nous invite à ralentir un peu.
Si vous deviez faire découvrir un lieu à un ou une collègue de la police venant de loin, quel serait votre programme?
Il lui faudrait des bonnes baskets et je l’emmènerais sur les sentiers de la Valdorée. J’adore ces petits chemins qui sillonnent les pentes de la vallée. Coup de cœur pour le tronçon qui va de Vicques à Courfaivre. Avec un petit détour par les Rochers du Midi.
Quand vous étiez adolescente, où vous retrouviez-vous avec vos amis?
A la place de l’école et sur le préau à Corban. On y a passé des heures à refaire le monde. Sacrés souvenirs… Et bien sûr les terrains de foot, surtout à Corban et Mervelier. J’y retourne aujourd’hui avec plaisir pour voir mon fils qui joue avec Val Terbi.
Une anecdote marquante qui vous est arrivée?
Marquante. La foudre qui était tombée sur une ferme à côté de chez mes parents. J’ai une peur bleue de l’orage depuis là.
Quelle a été votre plus belle surprise en redécouvrant un endroit après des années?
C’est tout récent. Je retourne avec plaisir au manège à Glovelier accompagner ma fille à cheval. J’y avais pris des cours d’équitation il y a plus de 15 ans. Quel plaisir de remettre le pied à l’étrier…
Quel cliché vous agace le plus?
Il y en a plein des clichés entre districts dans le Jura, c’est ce qui fait également le charme de notre canton. Je m’en amuse surtout. J’avais fait mon travail de fin de stage de journaliste à RFJ sur l’esprit de clocher. Je m’étais éclatée. Il faut surtout garder l’esprit ouvert et éviter de s’y enfermer dans ces clichés.
Quelle valeur ou qualité propre aux habitants d’ici vous semble la plus précieuse?
La convivialité et l’entraide. L’ouverture aux autres aussi.
Quel est le plus beau paysage ou panorama que vous ne vous lassez jamais d’admirer?
La vue imprenable sur toute la vallée depuis la cabane de ma Vallée, on voit jusqu’aux hauts de Saint-Brais. J’y vais souvent avec mes enfants. En automne, c’est le meilleur endroit pour aller admirer la mer de brouillard. Oui, parfois, il y a du brouillard dans la vallée mais c’est très joli vu depuis dessus, je vous assure.
Si vous pouviez transmettre un souvenir de la vallée à vos enfants (ou aux jeunes générations), lequel choisiriez-vous?
Les petits bonheurs tout simples: aller dans la nature faire du sport à deux pas de chez soi, sauter dans la Gabiare ou la Scheulte quand il fait très chaud, aller griller un cervelas à la forêt, prendre son vélo pour aller chez des amis dans le village voisin. Profiter de la vie quoi!
Propos recueillis par
Luc Schindelholz