Une réhabilitation qui prend forme aux anciennes usines Condor

Le projet de revalorisation et de reconversion de la friche industrielle des usines Condor avance. Jusqu'ici, ce vaste site, situé sur une parcelle de 20 000 m², a accueilli nombre d'événements culturels et abrite actuellement divers artisans et entrepôts de stockage.

© Florian Amoser

COURFAIVRE

Gentiment mais sûrement! Tel pourrait être l’adage en parlant de l’avancée du projet de reconversion de l’ancienne usine de vélos et motos jurassienne, aujourd’hui muée en véritable laboratoire de réhabilitation de friches industrielles. Racheté en 2012 par Rainier Biétry, le site Condor poursuit sa mue.

«Au moment du rachat de l’usine par mon père, j’étais en études d’architecture. Entre le bachelor et le master, j’ai effectué un stage en lien avec l’usine Condor et, c’est à cette occasion que nous avons procédé aux premiers relevés et que nous avons commencé à nous occuper de la gestion du site. C’est seulement à partir de 2015 que nous avons réellement pris cela en main», informe Marlon Biétry, habitant du Landeron, ayant un pied-à-terre en Haute-Sorne.

D’abord un projet «transitoire»

«Nous gérons le tout en petite équipe, avec mon père et ma sœur, mon amie ainsi que deux ouvriers qui s’occupent de la construction. Il n’est pas encore possible d’avoir un projet d’assainissement global pour le site, il y a encore bon nombre d’études à faire en parallèle.» L’équipe a créé une cinquantaine de locaux mis à la location qui sont quasi-ment tous occupés, majoritairement pour du stockage non chauffé. Il y a également des activités dans l’ancien bâtiment administratif et celui technique, qui eux sont chauffés et occupés par des artisans et des indépendants.

De zone industrielle en zone mixte

Dans le plan d’aménagement local de la Commune de Haute-Sorne, il est prévu que la parcelle industrielle passe en zone mixte au vu de son changement d’affectation. «C’est une collection de 10 bâtiments qui sont collés les uns aux autres et qui ont été construits de 1908 à 1960. Cela veut dire que tous les 10 ans, ils ont ajouté à peu près 100 m2 de bâtiments.»

Une vocation culturelle

Avec pour but une mixité des usages, ce spacieux endroit a également une vocation de pôle culturel. «Nous avons mis en place une association qui est une collaboration entre Condor et Visarte Jura pour une partie de l’usine. Nous voulions que l’aspect culturel du site apparaisse assez tôt pour qu’il puisse se construire. Le but de l’association est de gérer la zone culturelle du site sous une forme non lucrative et démarrer une collaboration avec Visarte Jura. En 2020 s’est déroulée une première Biennale, la prochaine se tiendra en 2026.»

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