COURFAIVRE
Niché sur les hauteurs de Courfaivre et entouré de prairies verdoyantes, l’ancien stand de tir est occupé par le collectif Glaucal depuis bientôt deux décennies. «Après avoir répété dans les locaux du Garage Axial à Glovelier, nous recherchions un endroit propice pour l’enregistrement d’un disque. Mon père m’a informé que le stand de tir de Courfaivre était à louer, nous sommes donc allé visiter les lieux et cela nous a plu. Nous avons sauté sur l’occasion!», commente le percussionniste Pascal Lopinat, membre de l’association et enfant de Courfaivre, résident désormais à Bienne.
Entièrement autofinancée
Après avoir pris possession des lieux et enregistré leur disque, Pascal Lopinat et ses acolytes ont poursuivi l’aventure. «Nous avons progressivement aménagé le lieu pour la pratique musicale. Outre le cadre en pleine nature, ici il y a tout le confort que l’on souhaite, des endroits où se reposer et même une cuisine!», détaille, enthousiaste, notre interlocuteur.
L’association s’est naturellement développée et structurée au fil des ans. «Nous fonctionnons un peu en roue libre et de manière autonome, tout en privilégiant le bénévolat. Et avec l’appui de 25 membres, l’association est entièrement autofinancée. De plus, nous avons également fondé Glaucal Production, association parallèle qui s’occupe des sorties de nos propres productions musicales.»
«Peu importe leur réalité financière»
Et pourquoi ce nom, «Glaucal»? Il s’agit d’un jeu de mots issu de l’historique du collectif: «Cela date de l’époque ou nous répétions à Glovelier. Glaucal est un mot-valise formé à partir de «Glovelier» et «local», rien à voir avec le glauque!» Les résidents reçoivent un PDF avec les explications et la description du lieu avant de prendre leurs quartiers. «L’artiste est ici en immersion totale, sans pression, et ça, c’est chouette!»
Nous incitons avant tout aux rencontres musicales. «Pour les membres qui utilisent le lieu, nous avons un agenda commun. Quant aux artistes en résidence, la location est basée sur la confiance et le principe du prix libre. Il y a une réelle volonté de laisser l’endroit accessible à toutes et tous, peu importe leur réalité financière.»