Il est champion du monde d’agility

Simon Tabourat a remporté fin septembre les championnats du monde d'agility en Suède en compagnie de son chien Lewis. Monter sur la plus haute marche du podium était un objectif de longue date pour le passionné de ce sport plutôt méconnu sous nos latitudes.

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BASSECOURT

Le Jura a brillé à l’international fin septembre avec le premier sacre de Simon Tabourat et de son shetland Lewis aux championnats du monde d’agility à Kalmar, en Suède. Inscrit dans la catégorie «small» («petit», ndlr), en référence à la taille du chien, cet habitant de Bassecourt a ainsi réalisé un de ses rêves les plus fous pour sa troisième participation à un championnat du monde. «Remporter cette compétition, c’est le summum en agility!»

Une affaire de famille

En quoi consiste précisément cette discipline? «Il s’agit de parcours d’obstacles: mon chien les franchit, moi je le guide et cours à côté de lui. Les fautes commises priment sur le temps, mais il faut quand même tenir compte de la montre, car on peut subir des pénalités si l’on est trop lent. Du coup, ça passe ou ça casse!», nous détaille le maître-chien.

Pour arriver à un tel niveau, Simon Tabourat a travaillé dur. «C’est en 2017 que j’ai fait mes premiers pas dans cette discipline. Au début, c’est ma maman qui pratiquait l’agility dans un club à Delémont. Un jour, son chien ne voulait rien savoir d’elle, c’est alors qu’elle m’a dit: « Tu pourrais essayer à ma place ». Et c’est comme ça que j’ai croché.»

Au moins deux heures par jour

«Notre champion du monde est un shetland, c’est mon chien de tête actuellement. La toute première chienne que j’ai eue s’appelle Xcell. Elle vit toujours avec nous et c’est notamment en sa compagnie que j’ai participé aux championnats du monde en 2016 où nous avons terminé à la septième place.» Quant aux entraînements, ils se veulent complets. «Je promène mes chiens au minimum deux heures par jour pour les garder dans une condition physique primordiale.»

De belles ambitions

Après s’être rendu en Allemagne pour une compétition internationale, Simon participera aux championnats de Suisse fin novembre. Cette victoire aux championnats du monde, il l’espère, va lui ouvrir des portes pour donner des cours – il en donne déjà une demi-journée par semaine – ou devenir entraîneur en Suisse ou ailleurs dans le monde. «Cela figure dans mes objectifs futurs, tout comme continuer de courir avec mes chiens.»

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