BOÉCOURT
Installé à Séprais, Jean-Noël Liechti, 55 ans, travaille comme gestionnaire informatique. Dans les années 1990, il a découvert la scène électronique, participé à la création du label jurassien Mercurochrome et organisé différentes soirées. «Mon premier salaire m’a payé mes premières platines. C’est encore les mêmes aujourd’hui.»
L’éveil musical d’Anaïs
Anaïs Liechti a 18 ans. Elle suit un apprentissage en graphisme à l’École d’art de Bienne. Le déclic arrive lorsqu’elle découvre les disques et les platines familiales. «Au début, je trouvais ça juste un peu stylé, parce que c’était vintage.» Elle analyse maintenant les rythmes et se demande comment les intégrer dans un set.
Une transmission naturelle
«On fait du ping-pong: chacun passe un disque à tour de rôle. Je préfère quelque chose avec des cassures et des ambiances différentes.»
Jean-Noël Liechti
Ensemble, ils mixent lors de plusieurs événements, notamment le Rock’R Sauvage à Porrentruy. Leurs univers musicaux se complètent: Jean-Noël apporte son expérience électronique, tandis qu’Anaïs propose une approche influencée par le rap et les sonorités actuelles. Plus qu’un projet musical, leur collaboration devient un espace d’échange et de transmission intergénérationnelle.