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Charlene Kobel embarque ses lecteurs à bord du Jura Express

À 35 ans, Charlene Kobel s’est imposée comme une voix singulière de la romance romande. Installée à Courtételle, cette mère de famille et écrivaine prolifique cultive depuis toujours une passion pour l’écriture.

© Crédit Alexander Loncke La Vallée magazine

COURTETELLE

À 35 ans, Charlene Kobel s’est imposée comme une voix singulière de la romance romande. Installée à Courtételle, cette mère de famille et écrivaine prolifique cultive depuis toujours une passion pour l’écriture.

Avec sa nouvelle Le Jura Express, publiée dans le recueil Cœurs de Suisse,  Charlene Kobel explore pour la première fois une touche de fantastique, sans jamais renoncer à ce qui fait l’essence de son univers: l’amour, la douceur et l’humain.

Pour Charlene Kobel, l’écriture n’est pas simplement une activité créative: elle est avant tout une nécessité intime. «J’ai toujours écrit parce que c’était le meilleur moyen pour moi d’extérioriser ce que je ressentais», nous confie-t-elle. Bien avant de publier, l’auteure remplissait déjà des pages de journaux intimes, trouvant dans les mots un refuge face aux émotions qu’elle peinait à exprimer à voix haute.

Originaire de Court, dans le Jura bernois, Charlene Kobel vit aujourd’hui à Courtételle depuis plusieurs années avec son mari et leurs trois enfants. Âgée de 35 ans, cette ancienne employée de commerce, qui a notamment travaillé à La Poste, se consacre désormais à sa famille et à l’écriture.

«Cela fait cinq ans que je suis vraiment maman au foyer et écrivaine.»

Mais son parcours littéraire remonte à bien plus loin. Le déclic survient à l’adolescence, au détour d’une lecture marquante: Twilight. «J’ai fini le premier tome et je me suis dit: “purée, j’aimerais bien écrire une histoire comme ça, qui fasse rêver les gens aussi”», sourit la Jurassienne. Ce rêve devient rapidement réalité. D’abord sur un blog, puis en autoédition, Charlene Kobel se lance avec passion, apprenant à tout faire elle-même: correction, couverture, mise en page, publication.

Onze ans plus tard, son parcours force le respect. L’auteure a écrit une vingtaine d’ouvrages, entre romances, témoignages et nouvelles. Une production abondante qui témoigne d’une inspiration constante et d’un lien presque organique avec l’écriture.

« C’est un truc que j’avais en moi. Il fallait que ça sorte à un moment donné», résume notre interlocutrice.

La romance comme signature littéraire

S’il y a un genre qui définit Charlene Kobel, c’est la romance. Un choix profondément lié à sa personnalité. «Je suis une personne qui aime l’amour. Je suis une amoureuse», sourit-elle. Refusant les codes plus crus qui dominent parfois la littérature sentimentale actuelle, elle revendique une ligne qu’elle appelle «purement romance».

«Il n’y aura jamais de scènes de sexe dans mes livres.»

Pour elle, l’essentiel réside ailleurs: dans la tension émotionnelle, le jeu de séduction, la construction du lien amoureux. 

Sa vision de l’amour puise aussi dans son expérience personnelle et sa foi. Mariée depuis bientôt 10 ans, elle voit le couple comme un engagement durable.

«Quand on aime vraiment, on affronte les épreuves ensemble et pas l’un contre l’autre.»

Cette philosophie se retrouve dans ses romans, où les personnages apprennent à réparer plutôt qu’à fuir.

Une nouvelle entre romance et fantastique

Avec Le Jura Express, Charlene Kobel signe une nouvelle qui marque une étape importante dans son parcours littéraire. Le récit suit Olivia, qui fête ses 30 ans lors d’une escapade à bord du célèbre train à vapeur des Franches-Montagnes, avant que l’aventure ne bascule dans une atmosphère bien plus mystérieuse.

L’idée de cette histoire est née d’une volonté de mettre en lumière sa région d’adoption. «Je me suis dit qu’au Jura, il y avait aussi des choses à faire connaître», explique la principale intéressée. Le choix du train n’est pas anodin: son mari travaille aux CFF, un détail qui a naturellement nourri son inspiration.

Dans cette nouvelle, la romance reste au cœur du récit, mais s’accompagne pour la première fois d’une touche fantastique.

«Je n’avais jamais écrit de fantastique. J’avais très peur!»

Et pour être au plus juste, celle-ci a même testé l’activité touristique du train. 

Des livres qui veulent faire du bien

Au-delà du simple récit amoureux, Charlene Kobel défend une certaine vision du livre: celle d’un espace d’évasion, de réconfort et d’humanité. Elle a d’ailleurs déjà abordé dans ses ouvrages des sujets plus personnels, comme le harcèlement scolaire ou le deuil. Cette volonté d’apporter quelque chose au lecteur traverse toute son œuvre.

«Le monde est tellement cruel qu’un peu de gentillet, ça fait du bien.»

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